Grace Ndiritu (Kenya/UK)

Grace Ndiritu propose de créer un cadre de discussion ayant pour finalité d’organiser un dîner performatif intitulé A Meal For My Ancestors: Healing the museum, qui aura lieu à Bruxelles, capitale de l’Union Européenne et siège de l’OTAN.

Grace Ndiritu travaille depuis des années sur les questions liées aux communautés. S’appuyant sur la pratique chamanique, une des plus anciennes formes de spiritualité de l’humanité, et sur une pratique de contexte interrogeant la performativité des institutions muséales, elle engage pour sa résidence de quatre mois à ThalieLab, une réflexion sur le trauma des femmes migrantes en contexte de post-conflit. Pour cet évènement, elle invitera des groupes de personnes que la société distingue symboliquement : femmes réfugiés, représentants de l’OTAN et de l’ONU, étudiants de l’ONU, membres de la société civile, représentants d’ONG à communier autour d’un repas. Des textes, créés spécialement pour le journal de ThalieLab, et un film, disponible sur le site internet, viendront documenter le projet.

Née en 1976, Grace Ndiritu a étudié l’art du textile à la Winchester School of Art, au Royaume-Uni, et à De Ateliers, à Amsterdam entre 1998 et 2000. Certaines de ses oeuvres figurent aujourd’hui dans des collections muséales comme le Metropolitan Museum of Art à New-York et le Musée d’Art Moderne à Varsovie. Ressuscitant l’esprit des séances surréalistes des années 30 et des groupes de prise de conscience des années 70, Grace Ndiritu invite le public à prendre part à des méditations et performances collectives. Socialement engagée, l’artiste en appelle à différents modes translatoires (cultures électroniques, chamanisme, rituels amérindiens…) pour élaborer une critique politique de la société. Son travail allie stratégies publicitaires, documentaires et vidéos inspirées de la Pop Culture. Grace Ndiritu est représentée par la galerie Klowden Mann à Los Angeles .