« Alberto Giacometti ne ressemblait pas à un Giacometti quand je l’ai rencontré pour la première fois, en 1952, rue d’Astorg, au sortir d’une exposition de Picasso à la galerie Louise Leiris. Il avait la tête d’un empereur romain, me suis-je souvent répété par la suite sans penser que je le comparais à un genre de sculpture qu’il n’aimait pas… En me plaçant d’un point de vue vraisemblablement superstitieux, je l’ai fait monter en grade : d’empereur romain, il est devenu (ce qui, d’ailleurs, était de coutume pour ce genre d’empereur) une divinité tutélaire. »