Elena Mazzi (Italie) / Identités et territoires

À la fois travail d’écriture théorique et performance, ce projet s’intéresse à la dimension esthétique et juridique des récits des migrants.

Elena Mazzi souhaite collaborer avec des demandeurs d’asile politique, s’intéressant à la fragilité et parfois à l’ambiguité de leurs dépositions, ainsi qu’à la perception souvent sommaires des organisations intergouvernementales. En collaboration avec Enrica Camporesi (1985), traductrice spécialiste de la littérature arabe, travaillant à Anvers à l’intégration des migrants dans des projets socio-culturels, le binôme utilisera ces récits comme source de travail documentaire pour y développer une performance interrogeant la quête de la vérité, la peur du futur et la pression que ces hommes et femmes subissent dans leurs trajectoires de vie.

Née en 1984 à Reggio Emilia en Italie, Elena Mazzi vit et travaille à Venise. Après des études d’histoire de l’art à l’Université de Sienne, en Toscane, et d’arts visuels à l’Université IUAV de Venise,  Elena Mazzi participe aujourd’hui à de nombreuses expositions en Europe dont Collective memory and social space à Botkyrka Konsthall à Stockholm, TRA/ARADA/IN BETWEEN à Istanbul et Art Stays, International Festival of Contemporary Art à Ptuj en Slovénie. Particulièrement marquée par le tremblement de terre qui a détruit la ville de l’Aquila, capitale de la région italienne des Abruzzes en 2009, elle s’intéresse à la relation entre l’homme et son environnement. Basée sur une approche anthropologique, sa pratique artistique étudie et documente les thématiques identitaires et territoriales.