Alors que La Dolce Vita (1960) célèbre ses cinquante ans, le catalogue Fellini, la Grande Parade et l’exposition qu’il accompagne, nous offrent l’occasion d’interroger l’actualité de l’œuvre d’un réalisateur qui a marqué l’histoire du cinéma.
« Fellini, c’est l’Italie » déclare le personnage du metteur en scène dans La Ricotta (1963) de Pier Paolo Pasolini. Imprégnés de l’imaginaire foisonnant et débridé de leur auteur, les films de Fellini ont en effet inventé une « identité » cinématographique italienne, à tel point que l’adjectif « fellinien » est entré dans le langage courant. À travers la présentation de photographies, d’affiches originales de films, de magazines d’époque, d’extraits de films et de dessins de Federico Fellini, qui constituent de véritables archives de travail, l’exposition et le catalogue mettent en lumière la construction d’une œuvre. Ils explorent également la présence autobiographique du cinéaste dans ses films, ainsi que son obsession pour la femme, à la fois figure de l’altérité et incarnation de tous les possibles.

Textes de Sam Stourdzé, commissaire de l’exposition.