Les editions Thalie produisent des oeuvres inédites et singulières dans le champs du bijou contemporain, de la céramique et du livre d’artistes.

« Je pensais que cette plante fleurissait en Orient, sur les contre-forts de l’Himalaya ou en Turquie et quelle ne fut pas ma surprise, de découvrir quelques pieds au détour d’un chemin dans la campagne Provençale. Ce coquelicot rose pâle aux tons légèrement violacés ne fleurit qu’une semaine à peine, pour laisser ensuite la place à un bulbe coiffé d’une petite couronne. La contempler, c’était pour moi une façon de rencontrer la mythologie. Cette magnifique fleur aux couleurs délicates m’apparaissait ambivalente, pleine de soleil et de parfum d’été mais aussi porteuse de ténèbres, dangereuse et interdite, puisque l’opium est sa sève. Je devais lui rendre hommage. Un été, j’ai donc récolté ces capsules pour ensuite les dorer à la feuille d’or et réaliser ces sculptures miniatures. Ce geste est une façon de perpétuer la grandeur de cette fleur, d’illustrer comment elle fût idolâtrée pendant l’antiquité, et comment malgré sa grâce et sa fragilité,  elle reste dotée d’un pouvoir effrayant. Des ces sculptures , j’ai réalisé un pendentif au tirage limité de  50 exemplaires, une édition singulière et exclusive que je me réjouis de vous faire découvrir aujourd’hui. »

Lionel Estève est né en 1967 à Lyon. Il vit et travaille à Bruxelles, Belgique. Son œuvre se situe à la croisée du dessin, de la sculpture et de l ‘installation. L’informel et la fragilité, qui caractérisent ses œuvres, éveillent notre perception d’une réalité infinie en dévoilant un espace palpable, presque tactile. Son travail joue sur l’espace, les couleurs et la perception sensorielle. Ces œuvres rappellent l’intérêt de l’artiste pour les énergies créatrices et leurs captations. Artisan, chercheur, Lionel Estève déploie matières, lignes, couleurs dans l’intervalle du perceptible et de l’imperceptible « Mes œuvres, je les perçois comme mentales. J’espère qu’elles vivent de la même manière dans la tête du public. Je n’attends pas qu’il comprenne, mais que ça lui aère l’esprit. »