Depuis les Stein au XXe siècle, ardents défenseurs de l’avant-garde artistique, la relation entre l’artiste et le collectionneur-mécène est source d’échanges intellectuels et constitue une réelle aide à la création artistique.
Dans un marché de l’art largement globalisé et alors que les médias donnent la parole aux collectionneurs d’oeuvres-trophées, signes de reconnaissance sociale, l’accent est porté sur les records des ventes aux enchères, autrement dit sur l’aspect spéculatif de l’art contemporain à sensations. En parallèle d’un marché de l’art qui peut paraître « marketé » déshumanisé, existe-t-il encore une place pour une complicité intellectuelle entre l’artiste et le collectionneur ? Ou bien n’est-ce là qu’un fantasme, qu’une utopie ? N’est-ce que l’expression de la nostalgie d’une époque passée ? Nathalie Guiot propose d’interroger la relation actuelle entre artistes de renom de la scène internationale et leurs collectionneurs.« Cet ouvrage est une galerie de portraits. Il esquisse en creux, de manière subjective et non exhaustive, une typologie du collectionneur. Qui collectionne ? Pourquoi collectionne t-on ? Qu’est-ce qu’une collection ? “Être collectionneur, c’est une profession de foi, et non un métier, un passe-temps ou une plume au chapeau”, écrit Pierre Assouline citant la personnalité de Roger Dutilleul, grand amateur de Braque et Picasso. Au fil de ces conversations intimes et singulières entre artistes de la scène internationale et collectionneurs, le lecteur découvrira cet engagement en faveur de la création que tous ont en commun. » (Nathalie Guiot)
Entretiens avec David Claerbout et Hélène Lemoine, Michelangelo Pistoletto et Giuliana Setari Carusi, François Morellet et Erika Hoffmann, Camille Henrot et Sandra Mulliez, Lawrence Weiner et Jack Wendler, Doug Aitken et Patrizia Sandretto Re Rebaudango, Jeff koons et Dakis Joannou, Luc Tuymans et Åke Skeppner, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige et Sheikha Hoor Al-Qasimi.